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06/11/2015

Présentation des séances de sophrologie et des articles

ecole de sophrologie,séances de sophrologie gratuites,mp3 sophrologieLe blog présente des séances axées sur le relâchement, la respiration, le positif ou encore la méditation. Il ne s’agit pas de séances complètes car les explications et la présentation nécessaires des exercices dynamiques seraient un peu plus difficiles à appréhender sans vidéo. Ces séances ont pour intention principale de découvrir quelques aspects pratiques et efficaces de la sophrologie.

La sophrologie se veut à la fois, une méthode avec ses propres techniques et une philosophie de vie (introduire les exercices dans le quotidien afin d'améliorer celui-ci).

Elle est issue de différents courants.Le yoga tout d’abord. Alfonso Caycedo, le créateur de la méthode, a voyagé en Inde à la fin des années 1960. Il a pu pratiquer le yoga notamment dans le sud de l’Inde. La relaxation dynamique qui constitue la porte d’entrée de chaque séance est inspirée du yoga. Il y a également découvert l’importance de la respiration tant pour le bien-être immédiat qu’elle procure que pour son intérêt dans la gestion du stress et des émotions.

Mais Caycedo s’est également inspiré du Zen découvert lors de son voyage au Japon. Précisons que la méditation enseignée en sophrologie est dénue de toute recherche spirituelle. Il s’agit d'une mise en pratique de l’instant présent et de la pleine conscience. Il est souvent difficile pour la plupart d’entre nous, de demeurer dans le moment présent. La faute à notre cerveau qui, au fil de l’évolution, a accru ses capacités de projection dans le futur mais aussi dans le passé.

Une troisième approche est issue du bouddhisme tibétain. On la retrouve en filigrane dans l’importance donnée en sophrologie à l’activation du positif notamment lors du 2ème degré. Là aussi, la pratique de la sophrologie reste totalement laïque et n’aborde jamais les enseignements religieux.

Ces séances ne peuvent bien sûr remplacer le sophrologue qui est là pour déterminer les orientations d’un entretien afin de permettre à son élève ou patient d’atteindre ses objectifs.

Néanmoins, ces fichiers audio vous aideront à relâcher, à mieux respirer, à activer le positif sur les plans physique, émotionnel et mental.

Si vous souhaiter contacter un sophrologue, vous pouvez vous rendre sur le site de la Fédération Française de sophrologie : http://www.federation-sophrologie.org/l-annuaire/sophrolo...

J’ai écrit plusieurs ouvrages sur la sophrologie qui peuvent vous aider à mieux comprendre la sophrologie :

Transformez votre vie par la sophrologie aux Editions Dangles

35 plages de sophrologie également aux Editions Dangles

- et plus récemment Sophrologie pour tous aux Editions Le chariot d’or

Pour plus d’informations, cliquez sur le lien suivant :http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_ss_c_0_13?__mk_fr_FR=%C3...


Si vous souhaitez mieux connaître la sophrologie elle-même ou si vous souhaiter devenir sophrologue, vous pouvez consulter mon site : http://ecole-sophrologie.com/

Vous y trouverez également des informations sur les formations que je propose: sophrologie; sophro-analyse et thérapie par les mouvements oculaires.

Le site (Hautetfort) ne permet pas le téléchargement des séances.

 Thierry Loussouarn

Contact pour l'école de formation à la sophrologie: http://ecole-sophrologie.com/contact.htm

 

02/11/2015

La sophrologie et les enfants par Malvina Girard, formatrice en sophrologie

Je vais rappeler quelques points qui me paraissent essentiels.

Tout d’abord quel que soit le symptôme, la problématique, être dans la rencontre, l’échange, le jeu pour créer l’alliance, être accessible, s’adapter aux différentes situations que nous offrent les enfants pour leur redonner confiance (ce sont eux qui ont la solution) et les motiver.
Puis je recherche les informations, je fais l’analyse avec l’enfant et les parents. Quand, comment, avec qui, dans quelles situations, qu’est-ce que cela te fait vivre, est-ce que tu le vis à d’autres moments, est-ce que tu en parles, qui le sait, qu’est-ce que ça t’empêche de faire, qu’est-ce que tu ferais si tu n’avais plus cette difficulté, comment tu serais, comment tu te sentirais ? Bien sûr, toutes ces questions ne sont pas posées en même temps lors de l’anamnèse. Mais se révèlent au fur et à mesure des séances, des difficultés qui émergent. Certaines ne seront pas nécessairement posées, les réponses se dévoilant naturellement au cours des séances lors de certains exercices dynamiques comme nous l’avons vu avec les coussins ou lors de certaines activat

Puis grâce à tous les exercices dynamiques, les relaxations et les activations (nous avons vu qu’ils sont nombreux). L’essentiel est dans l’intention et le sens que l’on donne à ses outils : qu’est-ce qui serait utile pour lui, en quoi cet exercice, ce mouvement, cette visualisation pourrait lui convenir, l’aider ?...). Je travaille sur ses besoins (sensations, expression, équilibre, force, sécurité, protection, liberté… Là aussi, certaines questions lors de certains exercices ou activations peuvent l’aider comme : « De quoi tu aurais besoin là maintenant, qu’est-ce qui pourrait t’aider, connais-tu quelqu’un qui est comme ça : un modèle parental, familial, un ami, un copain, un héros… » Et sur tout le positif dont il a conscience, qu’il ressent déjà en lui à l’instant présent (ce qui est essentiel pour qu’il ne s’identifie pas à ses difficultés qui lui sont en général rabâchées tout au long de la journée sous forme de gronderie, de moquerie et parfois même de menace), qu’il prenne conscience qu’il n’est pas que ça…).

Il faut donc du temps, de la patience. Il faut motiver, encourager, le laisser refuser, expérimenter à sa manière, s’adapter, le laisser avoir peur, le rassurer (lui et le parent), laisser mûrir et émerger le sens: attendre qu’il soit PRET, qu’il ait envie d’évoluer avec tous les risques que cela implique. A ce stade là, je commence à l’accompagner sur les nouvelles ressources à mettre en place, ses capacités, les futurisations, c’est le « tout est possible » où je l’encourage à se féliciter. Je consacre également du temps sur la prise de conscience de ses défauts pour les accepter (En sont-ils vraiment ? Pour qui ? Sont-ils utiles ?) et de ses qualités pour les découvrir : c’est une phase importante que je ne redévelopperai pas ici l’ayant fait lors de mon intervention car elle permet à l’enfant de prendre conscience de son propre regard sur lui et de celui des autres, l’importance qu’il lui accorde, et donc de pouvoir commencer à se libérer du jugement de l’ autre tout en s’accordant de la bienveillance.
Pour finir, je guide une ou deux séances un peu plus espacées que les autres sur son devenir dans 1 an, 5 ans, 10 ans : Qu’est-ce que ça change (et va changer) dans ta vie. Comment tu te vois plus tard ?...
Bien sûr, ce cheminement comme tout accompagnement thérapeutique n’est pas exempt d’obstacles qui nous servent toujours au final à avancer.

La première difficulté réside parfois dans un cadre mal posé. J’en ai déjà parlé. Je rappellerai juste qu’il faut bien délimiter ce cadre surtout pour certains enfants agités (ne pas se faire mal) ou à comportements agressifs ou très opposants (ne rien casser, ne pas insulter…), rappeler aussi pourquoi ils sont là et surtout donner la place juste à chacun : l’enfant, le parent. Etre dans le positionnement sans oublier que nous sommes des sophrologues et non des éducateurs. Parler également de la confidentialité, tout ce que me dit l’enfant reste entre nous, est secret sauf ce qu’il a envie que je dise, les messages qu’il a parfois besoin que ses parents entendent exceptés ceux qu’il est prêt à exprimer lui-même.

La deuxième difficulté concerne notre réalité objective. Je reviens sur le fait que travailler avec les enfants demande que nous soyons en lien avec notre enfant intérieur que ceci ait du sens pour soi. Sans un travail sur moi et une supervision suivie, certaines situations vécues aussi bien avec l’enfant qu’avec le parent m’aurait été difficile à résoudre, il faut attacher de l’importance au transfert et contre-transfert : Qu’est-ce qu’ils (enfant et parents) me disent là. Qu’est-ce que j’entends ou ne veux pas entendre, voir ? Pourquoi c’est difficile pour moi ? Pourquoi je ressens ça ? Qu’est-ce qu’ils me font revivre là. Où j’en suis avec çà, avec cette problématique, cette blessure ?... Puis toutes ces questions cruciales qui vont nous permettre d’avancer : De quoi a t-il besoin ? Comment je peux l’aider avec ce que je suis, ce que je sais ? Si j’étais à sa place, qu’est-ce qui m’aiderait, de quoi j’aurais besoin, quels sont les mots qui me soulageraient, les attitudes qui me rassureraient ?...

La troisième difficulté que l’on peut rencontrer, est bien connue de tous les thérapeutes : ce sont les bénéfices secondaires. Derrière chaque symptôme, il y a une souffrance et un besoin d’attention, d’amour. Il est donc primordial de les repérer, d’en parler, d’expliquer que c’est normal, qu’il ne faut pas forcer, qu’il faut du temps : « FAIRE CONFIANCE, ça va venir… ». Pour cela, j’utilise beaucoup les symboles pour expliquer les blocages (à l’enfant mais aussi aux parents pour plus de compréhension) et pour mettre aussi en scène les conséquences positives du déblocage : « Tu vois en ce moment, voilà ce que tu vis… », « Quand ça ira mieux, c’est ça qui va se passer… », « Ca pourra te permettre de…. », « Tu te souviens de ce que tu m’avais dit un jour, le jour où j’aurai plus…, je ferais…». C’est faire comprendre à l’enfant qu’il y a une continuité, qu’en lâchant un symptôme, il ne perd pas tout, qu’il gagne quelque chose : « ça va lui permettre de… ».

Pour illustrer mes propos, je vais relater le cas d’une petite fille de 7 ans et demi qui m’est envoyée pour un problème d’énurésie primaire. Mais avant de commencer, il est important de distinguer l’énurésie primaire (l’enfant n’a jamais été propre) de l’énurésie secondaire (rechute accidentelle). Si l’énurésie secondaire est plus facilement et rapidement soulagée, souvent due à un problème psychique, l’énurésie primaire est quant à elle beaucoup plus longue à prendre en charge et ne peut se faire sans avoir eu au préalable un diagnostic médical confirmant qu’il n’existe aucun problème mécanique. Il est important également de rappeler qu’on ne peut demander à un enfant d’être propre la nuit avant un certain âge (environ 4 ans).


Ma petite patiente souffre donc d’une énurésie primaire pour laquelle elle a déjà rencontrée plusieurs médecin conseillant tous leurs méthodes : les uns comptant sur une semaine les jours tristes et nuageux avec la pluie pour les soirs de pipi et ceux avec le soleil pour les soirs secs, les autres préconisant les récompenses, d’autres les silences. Bref ma patiente arrive, après 1 an et demi, découragée et surtout persuadée qu’elle n’y arrivera jamais. De plus, elle a peur du noir et a des difficultés d’endormissement avec des rîtes.
Nous travaillons ensemble le relâchement avec les contractions/relâchements, les sensations pour écouter les signes de son corps et répondre à ses besoins (passant beaucoup de temps, comme nous l’avons vu grâce au livre, pour comprendre son corps et son fonctionnement), évacuer : Qu’est-ce que je contiens, retiens ? Avec les coussins et le coup de poing mais aussi le bonhomme gonflable, la boîte magique, le pantin… Nous travaillons la sécurité, la protection avec l’aura, l’étoile, la lumière intérieure, le lieu sûr, l’arc-en-ciel, les visages aimés qui rassurent… Nous travaillons l’enracinement avec l’arbre complet - qui regroupe beaucoup d’exercices dynamiques - de façon ludique, la rotation du buste, la place légitime avec l’oiseau dans sa coquille… la force avec l’homme fort, la fusée, exercices yeux ouverts/yeux fermés (je rappelle ici qu’elle avait très peur du noir et donc même de fermer les yeux) et des activations comme la montgolfière et le cheval pour activer la liberté. Chaque activation se fait en relation avec l’eau sans se mouiller : quitter une plage humide pour aller sur le sable chaud, sauter sur des pierres sans se mouiller pour traverser un ruisseau, sentir la chaleur du soleil tout en écoutant l’eau qui coule et se sentir sec, aller sur une île sur un radeau sans s’éclabousser, jouer dans la neige en sentant la chaleur des vêtements qui nous protègent malgré le froid dehors, galoper sur un cheval au bord des vagues sans s’éclabousser et il y en a bien d’autres comme nous l’avons vu sans oublier de faire travailler votre imagination et la sienne !...
Pendant les séances, ma patiente a beaucoup de mal à se poser. Le seul moment de pause réside en une courte relaxation mais dès l’activation elle retrouve le besoin de faire travailler son imagination en mouvement. Il y a beaucoup d’insécurité dans ses activations avec des scénarios catastrophes, des tremblements de terre, la terre qui s’ouvre, qui étouffe, des morts. C’est toujours sombre, pluvieux, orageux avec souvent la présence d’une image maternelle adorée mais étouffante qui l’empêche de vivre. Elle gronde souvent sa maman. Elle a toujours le rôle de la plus belle, la plus aimée, celle qui a le pouvoir de changer les choses. Je sens une difficulté, un conflit autour de la mère, ce besoin d’elle énorme, d’être aimée, reconnue par elle et ce besoin de la rejeter : elle l’étouffe, empêche la légèreté, l’insouciance, l’empêche de vivre, d’être.
Avec son accord, je décide donc de rencontrer sa maman (elle me demande d’ailleurs souvent de parler avec elle). Je la questionne (ce que j’avais déjà fait lors de l’anamnèse) sur des difficultés récentes vécues au sein de la famille. Son arrière-grand-mère maternelle dont elle était très proche vient de décéder. Je lui redemande si sa grossesse s’est bien passée, elle me répond par l’affirmatif, si aucun évènement particulier ou une inquiétude a été vécue, elle me répond qu’en effet elle avait été très anxieuse pendant sa grossesse. Je lui demande si ce n’est pas trop indiscret d’en savoir plus : elle m’apprend que juste avant de tomber enceinte de sa fille elle a perdu un bébé à 6 mois de grossesse et qu’elle avait donc vécu celle de sa fille dans l’angoisse de la perdre.
Mais elle m’informe qu’elle a déjà rencontré un psychothérapeute quand sa fille était nourrisson pour des problèmes de sommeil et qu’elle en a parlé. Au fur et à mesure l’émotion émerge de son discours. J’accompagne cette maman en souffrance, les laisse ensemble exprimer leurs douleurs et leurs peurs et leur propose une action symbolique à faire ensemble chez elles. Puis nous nous revoyons volontairement 15 jours après pour 2 séances. Je la retrouve plus légère, insouciante, plus présente, moins agitée. Les séances et les activations sont plus vivantes, le soleil est revenu, il brille et elle vit du plaisir. Elle part tout le mois d’août en vacances et dès son retour, je lui propose d’enlever ses couches la nuit et de gérer seule les draps mouillés en cas d’accident. J’invite également le papa à jouer son rôle en lui proposant de prendre le relais de la petite histoire avant de se coucher. J’insiste surtout auprès de sa maman sur le fait qu’il faut qu’elle aussi soit prête, qu’accompagner sa fille vers l’autonomie est la condition de la réussite, qu’elle ne lui enlève rien, qu’elle n’a rien à perdre mais au contraire tout à gagner. De plus, j’aurai besoin de sa participation, le lien continue entre elle mais autrement, pas pour la maintenir bébé dans la peur mais pour l’aider à grandir, la guider vers l’autonomie, l’indépendance. Sa maman se sent prête.
Nous commençons donc les futurisations mais à chaque proposition elle me rétorque :
« Ca va pas marcher ton truc…, ça va pas marcher ton truc ».
« Ecoute, je suis entrain de me poser une question : as-tu vraiment envie que ça marche mes trucs ? »
« Ben oui ! »
« D’accord, je te crois alors imagine juste un instant que ça marche, qu’est-ce qui se passerait pour toi, qu’est-ce que ça t’enlèverait, qu’est-ce que tu n’aurais plus ? »
Silence.
« Ah mais ça je ne peux pas te le dire c’est un secret. »
« D’accord, c’est un secret que tu partages avec quelqu’un d’autre ou c’est un secret entre toi et toi ? »
« Entre moi et moi. »
« Bon très bien dans ce cas, je te laisse juger si cela est important que tu me le dises pour que je puisse continuer à t’aider efficacement car tu sais moi les secrets, je les garde précieusement. »
Je continue la séance, comme si de rien n’était mais je la sens réfléchir, en dialogue avec elle-même puis soudain :
« Tu sais, je crois que j’ai envie de te le dire mon secret. »
« Ah oui, pourquoi ? »
« Ben, je crois que ça m’aiderait. »
« Alors si tu veux, viens on va s’installer là toutes les deux. »
Puis (tout bas) : « Tu vois si je fais plus pipi la nuit, si je ne me réveille plus et si maman ne vient plus me voir qui va s’occuper de moi la nuit, qui va veiller sur moi… ».

De plus, elle était convaincue que la nuit sa maman ne dormait pas mais qu’elle veillait constamment sur elle. Progressivement, elle a pu exprimer ses peurs et ses croyances, la peur de perdre l’amour de sa mère mais aussi entendre que ce n’était pas tout à fait comme cela que ça se passe. Quand un blocage s’exprime il est primordial de prendre son temps, de respecter ce moment et ce que vit l’enfant mais aussi de rassurer en commençant par lui expliquer ce qui se passe et surtout la normalité de ce qu’il ressent, pense.

Dans ces cas, j’utilise beaucoup les symboles. Ici je lui ai expliqué ce qu’était une relation et plus particulièrement la relation entre un parent et son enfant, entre une mère et son enfant et entre elle et sa mère puis nous l’avons symbolisée par une belle écharpe douce et colorée (de son choix) dont nous attachons un bout à une chaise qui représente sa maman sur laquelle elle a déposé un dessin pour mieux la représenter. Je lui explique que cette relation d’amour est unique, indestructible, qu’elle ne va pas disparaître si elle change, si elle grandit mais au contraire qu’elle va grandir avec elle, se renforcer, devenir plus belle, plus riche, plus forte. Je la fait monter sur une autre chaise pour qu’elle constate que cette relation ne tombe pas, ne disparaît pas puis j’écarte les chaises de plus en plus pour lui montrer que cette relation grandit et va continuer à grandir, à s’enrichir. Alors nous rajoutons des écharpes de son choix que nous attachons ensemble. Puis je lui demande s’il y a quelque chose qu’elle aimerait faire avec sa maman. Elle me répond joyeuse qu’elle aimerait que sa maman lui apprenne la couture.

A la fin de cette séance, elle décide de partager son secret avec sa maman. Je les laisse s’exprimer et laisse surtout sa maman la rassurer et lui dire son amour, l’importance qu’elle a ses yeux. Puis elles décident de consacrer tous les jours ¼ d’heure à faire de la couture ensemble. Je la revois 15 jours plus tard. Nous consacrons la séance à dessiner son corps sur une feuille de papier. Puis je lui demande de colorier l’énergie qui circule de son plexus vers les reins et la vessie coloriant la vessie entièrement en jaune (couleur de son choix) pour la renforcer, renforcer ses parois. Je lui propose également d’écrire avec son accord la formule positive suivante : « je fais confiance à mon corps et à ma vessie ». Puis après la relaxation, je guide la visualisation de son corps et de l’énergie qui circule, qui se renforce comme sur le dessin et l’incite à évoquer mentalement la phrase positive sur plusieurs expirations. Je demande à sa maman de prendre le relais chaque jour en fin de journée, avant le repas si possible. Puis nous nous revoyons la semaine d’après pour une nouvelle visualisation où je la guide en se visualisant dormir à chaque heure qui défile tout en étant sûr de son corps, en sentant ses draps tout sec et en évoquant mentalement à la fin de la nuit sur plusieurs expirations : « je me réveille quand ma vessie est pleine » Puis visualiser son réveil, constater que ses draps sont secs, vivre la joie, se sentir contente et sûre de son corps : qu’elle peut compter sur lui, « j’ai réussi, je suis contente de moi ». Là aussi, je demande à sa maman de prendre le relais pendant 10 jours. Elle revient 15 jours après souriante et s’exclame : ça a marché ton truc et en plus au bout de trois jours seulement, tu sais je n’ai même pas eu besoin des 10 jours » Nous travaillons ensemble sur sa joie, sa fierté, grandir. Je la guide dans une visualisation dans 5, 10 ans…. (12 séances ont été nécessaires pour cet accompagnement).

Une autre difficulté qu’on peut être amené à vivre, c’est le refus soudain d’un enfant d’effectuer un exercice ou une relaxation/activation qu’il affectionnait particulièrement avant. Là aussi il faut prendre son temps pour en parler, continuer à accepter son refus et comprendre ce qui se passe progressivement, l’enjeu pour lui. Ce peut-être bien sûr lié à une peur, un bénéfice secondaire comme évoqué au-dessus mais également à tout à fait autre chose. Comme ce garçon de 8 ans qui vivait véritablement avec un grand plaisir la relaxation et les activations. Puis d’une séance à l’autre plus question d’en guider. Jusqu’au jour où il m’apprit qu’il avait voulu en faire une à sa sœur aînée âgée de 10 ans (qui voulait elle aussi, souffrant d’anxiété, faire des séances) mais elle s’était moquée de lui en disant que c’était nul. Voilà un bon exercice pour travailler le jugement de l’autre et les répercussions sur soi ; revenir à ce qui est important pour soi, se faire du bien en se libérant du regard de l’autre quel qu’en soit la raison car dans ce contexte particulier cela avait son importance. Mais ça c’est une autre histoire.

Bien sûr, ce genre de refus peut-être lié à un refus inconscient de la part du ou des parents que l’enfant avance et c’est ainsi que j’aborderai la dernière et non la moindre des difficultés que nous rencontrons lorsque nous travaillons auprès des enfants : la relation avec les parents.

Un parent qui consulte pour son enfant est un parent en souffrance : il y a l’inquiétude, l’exaspération (colère, agressivité…), le désespoir, la culpabilité, l’impuissance… Il faut donc adapter le discours selon l’expression de la souffrance : entendre le parent, le rassurer et surtout ne pas juger « je vois bien que c’est difficile pour vous aussi, c’est pour ça qu’il serait bien pour tous les deux d’en parler, de mettre en place… ».

MAIS IL NE FAUT JAMAIS OUBLIER QUE SON PATIENT RESTE L’ENFANT. Je rappelle ici, une fois de plus l’intérêt de travailler sur soi et de rester attentif au contre-transfert dans ce que le comportement du parent nous fait vivre et notre besoin à vouloir à tout prix le satisfaire ou le rejeter. Le plus important étant de garder le lien avec le parent, la juste distance, ce qui est nécessaire pour l’enfant : de ça dépendra la réussite du suivi. De plus, un parent qui vient consulter se sent souvent en échec, il faut donc se garder des conclusions trop hâtives et des conseils trop vite donnés non réalistes avec les capacités parentales.

Enfant en difficulté = parents en difficultés : l’enfant cristallise les difficultés de chacun et parfois le parent dépose le « paquet » responsable des souffrances, des échecs sans aucune possibilité de remise en cause, c’est lui le problème : « il est comme ci, comme ça… avec parfois une attente inconsciente de l’échec thérapeutique qui va rassurer le parent sur ses capacités défaillantes.
Je me souviens de l’accompagnement d’un garçon de 9 ans dont les symptômes, après 15 séances, avaient disparu (énurésie et pipi le jour dans son pantalon, cauchemars, fortes agitations en classe troublant son bon déroulement). Il nous restait 2 séances un peu plus espacées avant le début des vacances estivales et nous avions prévu de nous revoir 2 ou 3 fois à la rentrée (après accord parental) pour constater l’évolution de son suivi. La maman décide sans m’en parler d’arrêter les séances. Je retrouve donc mon petit patient complètement fermé, inaccessible, agacé et agressif envers moi sans aucune explication de sa part et refusant de coopérer.
La séance suivante sa maman revient en colère et exténuée avec des propos décourageants face à la reprise subite des symptômes. Mon patient est accablé et démotivé. Cette fois-ci, il m’annonce qu’il ne reviendra plus et me fait part de ses peurs et de sa tristesse. Il me dit que c’est grâce à moi qu’il va mieux, que s’il ne vient plus tout va recommencer, que sa maman lui dit qu’il est incapable de surmonter ses difficultés et qu’elle en a « marre ».
Je lui réponds que je conseillerai fortement la continuation du suivi mais que seuls ses parents décideront de reprendre ou non. Je le sens découragé et lui rappelle tous les progrès qu’il a fait, tout ce qu’il a surmonté. Il me rétorque une nouvelle fois que c’est grâce à moi.
« Je t’ai juste aidé, c’est toi et toi seul qui y est arrivé, et maintenant tu sais comment il faut faire, tu sais que tu en es capable, que c’est possible. J’en ai aucun doute parce que tu m’as montré que c’était possible ( ).
« Quand tu me dis tout ça, toi, je te crois. »
Tu me crois car c’est la vérité. Ce n’est pas parce que ta maman dit ça de toi, que tu es comme ça. Ce n’est pas parce que ta maman est en difficulté pour différentes raisons (et nous en parlons ensemble) que tu dois l’être toi aussi, c’est à toi que tu fais du mal, c’est toi que tu dessers. Tu te souviens de tout ce dont on a parlé déjà, tout ce que tu as appris ici ! C’est là au fond de toi à jamais, je t’ai juste montré le chemin pour le retrouver, maintenant tu le connais. Tu ne peux changer ta maman, tu dois faire avec, apprendre avec et c’est parce que tu es fort, très fort que tu y as réussi et que c’est possible. Réussi à voir qui tu es, tes qualités, tes capacités ».
Nous avons passé le reste de la séance à parler et à se remémorer toutes ses réussites, à retrouver cette force au fond de lui. A la fin de la séance, il veut me dessiner un aigle qu’il n’a pas le temps de finir et qu’il me promet de m’envoyer.
Je reçois une semaine plus tard, un aigle splendide. Je le rappelle par téléphone comme il me l’a demandé pour lui dire que je l’ai bien reçu et surtout lui dire que son aigle est magnifique, puissant solide comme lui.
Il me dit qu’il ne veut pas que je l’accroche au mur avec les autres mais que je le garde pour moi. Je lui promets et lui demande de ne jamais oublier cette force au fond de lui, cet aigle : c’est ça le secret et je lui souhaite de bonne vacances. Je ne l’ai jamais revu mais je pense souvent à lui.

Cet exemple illustre bien à tel point il est essentiel de faire ressentir à l’enfant qu’il n’est pas impuissant (le sortir du statut de victime) qu’il peut déjà sentir, ressentir, exprimer dire, accepter ou refuser, décider d’être actif. Mais pour cela qu’il ne doit pas attendre que l’autre change, fasse ou dise différemment, lui apprendre à regarder l’autre autrement non comme une personne puissante qui peut tout, sait tout (parents, éducateurs, copains…) mais comme une personne avec ses difficultés et que cela ne remet pas en cause ce qu’il est et l’amour qui lui porte mais révèle juste la difficulté qu’il a à l’exprimer, et lui montrer que c’est précisément pour cette raison qu’il a l’impression de na pas être aimé, accepté. Lui apprendre qu’au plus il prendra soin de lui, retrouvera ses forces et la confiance, au plus il pourra se positionner et permettre à l’autre ainsi de se positionner différemment.

Je vais regrouper en 3 catégories les différents comportements parentaux, bien sûr cette liste n’est pas exhaustive mais permet juste de repérer les comportements les plus courants.
- Il y a le parent inquiet qui surinvestit, veut tout savoir, tout faire, tout comprendre, tout contrôler, bref être ou paraître le plus parfait possible. Je vais chercher à en dire le moins possible, je mets un peu de distance, les retours en fin de séance sont courts avec parfois juste un « tout va bien, ça suit sont cours… ». J’explique quand même succinctement parfois ce que l’on fait et pourquoi. Car au plus on va chercher à l’écarter, au plus il va être intrusif. J’investis beaucoup plus l’enfant à évaluer lui-même ses difficultés, ses besoins d’une séance à l’autre. J’évite également l’entraînement à la maison ou je le préviens de ne pas aller le surveiller si l’enfant a envie de refaire des exercices, de ne pas l’observer en cachette derrière la porte. Je fais souvent comprendre aux parents dans ce cas précis, que son enfant vit en ce moment des difficultés et que c’est pour cette raison qu’il l’a amené, que c’est à lui de les surmonter comme un grand, de lui faire confiance : que « si j’ai besoin de votre aide, je vous préviendrai ».
- Il y a le parent qui à l’inverse est absent et dépose l’enfant en le responsabilisant sans s’investir ni se remettre en cause. Dans ce cas de figure, je réimplique le parent, je l’intéresse au suivi avec des retours systématiques après les séances où j’explique ce que l’on fait et pourquoi. Bien souvent dans ce cas, l’enfant aime montrer lui-même tout ce qu’il a appris ce qu’il va pouvoir réutiliser chez lui avec ou sans la contribution du parent ou tout simplement juste sa présence, son attention à ce moment là. Là aussi, il faut avancer tout doucement selon ce qui est possible. Ceci doit être fait dans le plaisir, sans forcer, avec l’accord de chacun.
- Il y a le parent qui se focalise constamment sur le ou les symptômes et le temps nécessaire à l’amélioration. Dans ces cas là, j’explique avec humour que je ne fais pas de la magie, qu’un symptôme ne disparaît pas par un simple coup de baguette magique, qu’il a une raison d’être, qu’il exprime quelque chose : il faut d’abord que l’enfant se sente suffisamment en confiance pour se livrer. On ne se livre pas à un inconnu, on ne lui dévoile pas comme ça tous ses secrets, qu’il nous faut à tous entendre, comprendre le sens, attendre qu’il soit prêt.

Souvent je leur donne un exemple concret en leur demandant ce qu’il se passerait si, demain, il devait changer un comportement dans leur travail, se restructurer, quelles seraient les étapes nécessaires pour réussir. Puis leur faire prendre conscience qu’au plus ils vont vouloir aller vite, au plus l’enfant risque d’aller doucement. Je les préviens également parfois que le symptôme pour lequel ils sont venus consulter peut s’aggraver un court moment ou au contraire disparaître rapidement mais qu’un autre peut apparaître. Je les rassure : c’est normal et même bon signe… qu’il faut juste me le signaler.

Pour illustrer une dernière fois mes propos, je vais relater le suivi d’un petit garçon de 5 ans et demi qui consulte pour un bégaiement et des agressions répétées qu’il subit à l’école sans se défendre et même sans que les adultes l’aient su pendant un an. Il m’est envoyé par une orthophoniste qui le suit depuis 2 ans. C’est un enfant plein de vie avec une bonne stabilité, une bonne perception des sensations, une bonne connaissance et aisance corporelle, à l’aise dans sa respiration ayant accès à l’imaginaire et tout fait capable de se relaxer. C’est un enfant curieux, intelligent et motivé qui sait parler 3 langues (ses parents étant des étrangers travaillant et vivant en France avant sa naissance). Bref, un coté « tout bien comme il faut » toujours bien habillé… Je relève une agitation et de l’agressivité chaque fois que j’évoque ses difficultés. A ces moments là, il se ferme totalement, n’entend plus ce qu’on lui dit, bref pour lui tout va bien.
J’insiste donc surtout sur le laisser-aller, le relâchement, les moments de pauses, les sensations pour le ressenti et le besoin de l’exprimer. Je lui montre certains exercices pour se libérer, évacuer. Nous travaillons la protection, la sécurité. Au bout de 4 séances une amélioration apparaît surtout à l’école, à l’extérieur mais chez lui peu d’amélioration ce qui inquiète et agace son papa. Nous continuons tranquillement nos jeux avec l’espace vital, poser les limites les respecter et les faire respecter, prendre soin de son corps et le faire respecter pour l’aider face à ses agressions et lui permettre de se positionner de prendre sa place. Nous utilisons la bulle, le territoire à défendre avec des jeux de rôle (animaux), apprendre à dire NON avec les mots, en mouvements, pour l’aider à sortir de la notion de dominant / dominé. Puis nous recontactons ses ressources : dans les activations, il veut toujours être le plus fort, le meilleur, le premier (son héros préférés étant superman). Il veut tout apprendre vite, tout savoir vite avec une grande peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être assez fort, peur de ne pas y arriver, peurs réactivées chaque fois qu’on lui rappelle ses difficultés. Une grande exigence envers lui et bien sûr une grande peur du jugement.
Je rencontre le papa qui se dévoile, me parle du manque de confiance en lui, de ses exigences, de ses peurs et de ses croyances : si on n’est pas le meilleur, on n’y arrive pas. Je lui propose donc de parler à son fils en toute simplicité de ses peurs, de ses doutes, de ses fragilités, et de lui montrer, malgré, ça ses réussites (familiales et professionnelles).
Puis nous continuons à travailler la peur du jugement, le droit de se tromper, le droit à l’erreur, l’erreur qui permet d’apprendre, de comprendre, de retenir, de savoir, qu’il y a un temps pour ça, que personne ne sait tout toute sa vie, qu’il n’y a pas d’un coté ceux qui savent et de l’autre ceux qui ne savent pas, d’un coté les bons, de l’autre les mauvais. Je l’aide progressivement à sortir du perfectionnement, s’accepter soi tel que l’on est, se libérer du regard de l’autre (parental) sans prendre le risque de perdre leur amour, la reconnaissance : il t’aime, tu as ta place parmi eux, même si tu es différent, même su tu ne réponds pas à leurs attentes : « même si tu n’es pas le meilleur ».

Je lui fais également prendre conscience qu’un enfant qui a dû apprendre 3 langues en même temps c’est très dur, que pour le moment ça accroche un peu car il faut jouer avec tout ça, se faire des repères mais que bientôt tout va devenir fluide et qu’à 6 ans, parler 3 langues couramment, c’est drôlement fort. Il commence à rentrer dans une forte phase d’opposition, phase qu’il n’a jamais expérimentée. Malgré leurs inquiétudes, ses parents l’écoutent, comprennent, tout en continuant à poser les limites, je les encourage et les félicite. Puis pour finir cet accompagnement, je l’aide à se projeter plus tard avec toutes ses qualités, toutes ses richesses, toute sa différence. Aujourd’hui, il ne trébuche plus sur les mots dans aucune des langues, il a retrouvé sa place chez lui et dans la cour de l’école : un grand bravo à lui et à sa famille qui ont su entendre (12 séances ont été nécessaires).

Dans tous les cas de figure, je laisse exprimer les difficultés, les peurs de chacun et je reporte sans cesse mon attention sur l’enfant sur ce qui est important pour lui. Quelles que soient les difficultés, les raisons et leurs expressions, pour moi, c’est toujours un lien qui a été interrompu, une relation qui ne circule plus : ce n’est pas l’amour qui a besoin d’être restauré mais la relation. Or, accompagner les enfants en choisissant la sophrologie, c’est utiliser tous ses outils qui leur sont si bien adaptés comme on l’a vu, pour CREER LE LIEN avec l’enfant, CREER LE LIEN avec le ou les parents dans la seule et unique INTENTION DE RESTAURER LE LIEN ENTRE L’ENFANT ET LE PARENTS car c’est ensemble qu’ils vont continuer leur chemin.

Pour cela, on va chercher à évaluer où chacun en est ici et maintenant pour redonner confiance à tous dans leurs capacités respectives :
- Redonner confiance à l’enfant dans ce qu’il EST en exprimant et acceptant ce qu’il vit et est véritablement, l’obligeant ainsi à sortir du perfectionnement, du besoin qu’il a de répondre aux attentes parentales et accepter ainsi ses parents tels qu’ils sont eux aussi.
- Redonner confiance aux parents dans leurs capacités à tenir leurs rôles et à accompagner leurs enfants, les aider à porter un autre regard sur eux, leur faire prendre conscience que nos enfants ne sont pas toujours comme on croit qu’ils sont ou comme on voudrait qu’ils soient et ainsi retrouver confiance l’un en l’autre en retrouvant confiance en soi.
J’ai essayé ici et lors des dernières rencontres de la F.F.D.S. de relater l’expérience d’une maman et d’un métier qui me passionne. Je ne détiens évidemment pas la vérité. C’est juste ma façon à moi d’accompagner ces enfants vers le mieux-être et si j’avais un seul conseil à donner, c’est d’oublier un peu tout ce que j’ai pu dire, pour juste garder en mémoire nos outils de sophrologues (et bien d’autres) et ainsi se relier à soi-même, à ce que l’on est profondément, la confiance en son histoire en la raison pour laquelle cet enfant, ce patient se trouve là en face de nous pour nous permettre de faire ensemble un petit bout de chemin en toute confiance vers sa vérité.

Je vous souhaite à tous une bonne route.

Malvina Girard, sophrologue à Aix en Provence et formatrice à l'école de sophrologie de Salon de Provence

27/10/2015

Les 18èmes Rencontres de la Fédération Française de sophrologie: 8-9-10 avril 2016

Lieu : Le Domaine de Petite, 13450 Grans (près de Salon de Provence)

Vendredi matin : Valérie Giacometti : Mieux vivre sa maladie au quotidien

Vendredi après-midi : Laura Jauvert, sophrologie et hypnose

Samedi matin : Nadine Germain : Atelier Prévention, Santé, "Addictions"

Samedi Après-midi : Nadine Germain : Atelier Prévention, Santé, "Addictions"

Assemblée Générale à 17h30

Dimanche matin : Martine Massacrier : Être sophrologue aujourd'hui

Dimanche après-midi: Eliane Lheureux, : sophrologie et méditation

Coût : 110 euros les 3 jours (pas de réduction pour une ou deux journées).

 

Mieux vivre sa maladie au quotidien  (vendredi matin)

DANS LE DESERT DE LA MALADIE, RETROUVER UN CHEMIN…

Face aux vicissitudes de la maladie, bien souvent la personne malade passe par des états intérieurs douloureux à la fois physique et psychologique. Il convient dès lors de les aider à retrouver un équilibre, une colonne vertébrale, un chemin apaisé vers un mieux-être, un bien-être et de les accompagner vers la voie de la guérison lorsque celle-ci est possible.

Le rôle du sophrologue est donc essentiel dans cette recherche et  permettre au malade de redevenir maître à bord, dans sa vie.

Si le Corps et l’Esprit sont différents car ils sont deux entités distinctes, ils sont néanmoins indissociables. Ils ne peuvent rien et n’être rien sans l’autre. Il y a des interconnections. Dans le brouhaha d’une météo intérieure discordante, le corps souffre et dans le chaos d’un corps désarticulé, meurtri, blessé… l’esprit pleure. Si l’un est désaccordé, l’autre le devient aussi. Retrouver alors une Unité Corps-Esprit semble alors la seule alternative possible. « Faire corps », « faire bloc » est en effet la source d’une évolution positive.

Face aux affres de la maladie, Corps et Esprit doivent faire l’objet d’une même attention et être traités sur un pied d’égalité, en toute équité.  Prendre soin de chacun d’eux est essentiel car ils ne sont rien l’un sans l’autre. Pour se sentir bien dans son corps et dans sa tête malgré la maladie, des clés d’auto-libération spécifiques et appliquées à chacun, existent.

Apprivoiser son corps et dompter son esprit, pour retrouver une harmonie, un état d’équilibre intérieur, un état de grâce perdu dans la communion parfaite de ces deux entités (et donc d’une unité), n’est pas chose facile mais ce n’est pas impossible. Cette idée doit devenir le fer de lance de toute démarche sophrologique entreprise pour permettre au sophronisant de se réconcilier avec lui-même.  Pour œuvrer vers cette unité, cette alliance corps-esprit et permettre à la personne malade de retrouver son corps perdu, de « vivre accordée » malgré la maladie et de « bien vivre », de « mieux vivre » accordée avec elle-même, il est important de s’intéresser aux éléments suivants : 

-          l’image du cocher, de la calèche et de l’attelage ;

-          les définitions et les notions communément admises du corps et de l’esprit ;

-          l’idée originale des 3 corps (corps physique, corps mental, corps énergétique) ;

-          le schéma corporel et la planète corps ;

-          le corps et la maladie : réalités et ressentis ;

-          l’idée d’unité « corps-esprit » et celle de fragmentation « corps-esprit » ;

-          le pouvoir de d’esprit sur le corps et celui du corps sur l’esprit (influences et répercussions dans les deux sens) ;

-          les vases communiquant, les interactions, la somatisation ;

-          les différents temps : celui des turbulences (du chaos), à celui des ruminations, (de la mastication), à celui de la digestion (de l’intégration, de l’acceptation), à celui de l’apaisement (de la réconciliation), à celui de l’accordement (de l’unité retrouvée) ;

-          le grand ménage entre doutes et certitudes et les nécessaires bifurcations ;

-          le jeu des positifs et des négatifs pour retrouver un équilibre intérieur ;

-          l’éveil de soi (instant présent, plaisir, harmonie, méditation, contemplation…) ;

-          les clés de l’auto-libération (programmation positive, pensée positive, optimisme, loi d’attraction, stimulation de « son guérisseur intérieur », reconnexion avec « son intériorité vivante», restauration de son schéma corporel…) ;

-          notre « médecin intérieur », notre cerveau (veillant sur notre corps) ;

-          la mobilisation des compétences d’auto-guérison de l’organisme (notion de  « corps « intelligent » et celle du cerveau, comme « allié thérapeutique ») ;

-          la démarche sophrologique : les axes de travail du sophrologue, les ingrédients et les conditions de réussite thérapeutique ; application notamment à la problématique douleur et à celle du mouvement, illustrations par des cas concrets.

 

Et tout ceci, avec en toile de fond, la respiration, la visualisation, la pleine conscience et l’éveil des sens comme traits d’union entre le Corps et l’Esprit pour atteindre l’Unité recherchée.

Les liens entre le Corps et l’Esprit peuvent être fragilisés et ne tenir qu’à un fil lorsqu’une personne est malade, il devient alors vital de stimuler les interactions entre ces deux entités et de rétablir un dialogue entre l’esprit et le corps. Quand l’esprit dialogue avec le corps, alors le corps et l’esprit redeviennent « un Tout » ; et s’ils redeviennent « un Tout », une harmonie peut à nouveau s’installer. 

Maladie quand tu nous tiens, rien n’est plus pareil. Quel espoir reste-t-il alors ? Face aux assauts de la maladie, se réconcilier avec son corps devient alors et indubitablement une étape cruciale pour entrevoir un nouvel horizon.

Valérie Giacometti

 

Sophrologie et hypnose (vendredi après-midi)

Souvent opposées l'une à l'autre La sophrologie et l'hypnose ont pourtant beaucoup en commun. En effet, ces deux approches profitent d'un état de conscience modifié par une relaxation ou une induction pour proposer des protocoles de changements.

     Nous pourrions discuter des semaines entières sur les ressemblances et les différences de ces deux méthodes mais il est, à mon sens, beaucoup plus intéressant de voir ce que chacune peut apporter à l'autre ! J'ai eu la chance de me former à la sophrologie avec Thierry et Malvina puis à l'Hypnose Ericksonienne avec l'école parisienne de l'Arche.

 

     L'hypnose se revendique l'art de la communication, l'art de la suggestion et l'art d'épouser le monde du patient … afin de lui permettre de vivre une vie plus harmonieuse, plus en accord avec ce qu'il dit, ce qu'il pense et ce qu'il est.

     Je souhaiterai au cours de cette conférence vous faire part des éléments de l'hypnose qui aujourd'hui enrichissent ma pratique quotidienne de la sophrologie.

Voici le programme :

I - Comment l'hypnose peut améliorer notre savoir être?

A/ Les Accès oculaires : détecter les canaux sensoriels pour adapter son terpnos logos

  1. Historique des accès oculaires
  2. En quoi est-ce utile pour le sophrologue ?
  3. Comment les détecter ?

B/ Les Métaprogrammes : comprendre le fonctionnement de l'autre pour mieux l'accompagner

    1. Qu'est ce qu'un métaprogramme ?

    2. En quoi est-ce utile pour le sophrologue ?

    3. Les métaprogrammes les plus utiles

II- Comment l'Hypnose peut enrichir notre savoir faire?
A/ Les protocoles dans le passé

   1. Le déménagement

   2. Le deuil ou la coupure de lien

B/ Les protocoles dans l'avenir

   1. Aller chercher une ressource

   2. Adopter un nouveau comportement

 

Atelier Prévention, Santé, "Addictions", samedi

OBJECTIF DE LA JOURNEE

ü  Posséder des connaissances théoriques ainsi que des techniques applicables immédiatement dans le cadre de la prévention santé primaire.

o   Quelques notions théoriques :   Adolescents et conduite à risques

                                                             Addiction, dépendance, tolérance, substances…

                                                            Stress et addiction

ü  Savoir utiliser des outils d’animation comme moyen de communication et d’expression des émotions, de réduction du stress, l’intrusion de pensée négative, tout en augmentant la confiance en soi, la concentration et des sentiments positifs.

ü  Cette journée se déroulera en 2 temps :

1ère partie dédiée à la transmission de connaissances théoriques

2ème partie application pratique. Mise en situation et participation du public…

 

LE CONTEXTE

                EN FRANCE

-          Le tabac tue 73000 personnes chaque année

-          1 cancer sur 4 est associé au tabac

Chez les jeunes :

-          Les années collèges sont celles de l’initiation au tabac.

6,6% des collégiens en classe de 3ème déclarent fumer tous les jours.

En 2011, 31,6 % des jeunes de 17 ans se sont déclarés fumeurs.

-          Le tabac est le premier produit psychoactif consommé quotidiennement à l’adolescence.

-          Plusieurs études indiquent une initiation précoce de substances psychoactives (tabac, cannabis, alcool). Celle-ci favorise la dépendance à l’âge adulte avec l’apparition de symptômes de dépendance nicotinique dès les premiers jours de consommation, la diminution des performances scolaires et un risque plus élevé de maladies et d’hospitalisations.

(source : Fondation JDB Essai Pépites.Programme Essonnien de Prévention de l’Initiation au Tabac par l’Education en milieu scolaire)

 

DE LA PREVENTION VERS LA PROMOTION A LA SANTE

Une des composantes prioritaires de la santé publique, est de développer la « promotion de la santé ». La promotion à la santé (OMS) est le processus qui confère aux populations les moyens d’assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé et d’améliorer celle-ci. Cette démarche relève d’un concept définissant la santé comme la mesure dans laquelle un groupe ou un individu peut d’une part, réaliser ses ambitions et d’autre part, évoluer avec le milieu ou s’adapter à celui-ci. La promotion de la santé s’appuie sur le développement individuel et social grâce à l’information, à l’éducation pour la santé et aux perfectionnements des aptitudes indispensables à la vie. Ce faisant, elle donne aux gens davantage de possibilités de contrôle de leur propre santé et de leur environnement et les rend mieux aptes à faire des choix judicieux. Il est crucial de permettre aux gens d’apprendre à faire face à tous les stades de leur vie et se préparer à affronter les traumatismes et les maladies chroniques.

Ce travail doit être facilité dans le cadre scolaire, familial, professionnel et communautaire et une action doit être menée par l’intermédiaire des organismes éducatifs, professionnels, commerciaux et bénévoles, dans les institutions elles-mêmes.

Récemment, des modèles de promotion de la santé mentale se sont développés grâce aux travaux issus de la psychologie positive  en s’appuyant sur une théorie des ressources. Il est nécessaire d’élaborer de nouvelles formes de pratique, davantage centrées sur le développement de compétences. (Shankland et Lamboy 2011)

Grâce à ses applications pédagogiques, psychologiques et prophylactiques, la SOPHROLOGIE a toute sa place dans le cadre de la prévention primaire agissant sur le « développement des compétences psychosociales ».

En prévention santé, il est établi que l’information seule n’est pas toujours suffisante pour entraîner un changement de comportement. De plus, les interventions de prévention peuvent même présenter un risque incitatif. Les acteurs de prévention se tournent progressivement vers une approche plus globale et expérientielle. L’objectif des interventions étant davantage centré sur le développement des compétences psychosociales qui favoriseraient la réduction des risques liés à différents troubles et permettraient aux individus de mieux faire face aux difficultés rencontrées.

Ainsi, la sophrologie, avec ses nombreux outils, favorise l’épanouissement des élèves d’un collège, les bonnes relations entre professeurs et élèves, la préparation aux contrôles, aux examens etc.…

Il s’agit donc de développer les potentiels personnels de chacun et de les équiper de méthodes et d’outils pour faire face aux difficultés de la vie.

 

LA BOITE A OUTILS DES COMPETENCES PSYCHOSOCIALES

LES COMPETENCES PSYCHOSOCIALES  sont les capacités d'une personne à répondre aux exigences et aux épreuves de la vie quotidienne. C'est l'aptitude d'une personne à maintenir un état de bien-être mental, en adoptant un comportement approprié et positif à l'occasion des relations entretenues avec les autres, avec sa propre culture et son environnement. "OMS Organisation mondiale de la santé, division de la santé mentale et de la prévention des toxicomanies"

Les compétences psychosociales ont un rôle important à jouer dans la promotion à la santé, en terme de bien-être physique, mental et social, quand les problèmes de santé sont liés à un comportement, et quand le comportement est lié à une incapacité à répondre efficacement au stress et aux pressions de la vie. (IREPS)

 

Les différents outils et ateliers  proposés sont adaptés à l’âge et à la nature des participants. Ils ont été créés  en premier lieu pour la Fondation JDB/Ligue contre le cancer de l’Essonne et expérimentés auprès de 6000 jeunes de 9 à 25 ans entre 2012 et 2014. Utilisation d’une pédagogie ludique accessible à tous ou, le jeune est invité à devenir acteur de son bien-être et de sa santé.

 

DEROULEMENT D’UN PARCOURS DE PREVENTION SANTE (ADDICTIONS)

1er ATELIER        POURQUOI COMMENCE-T-ON A CONSOMMER ?

  • L’Adolescent et la prise de risque
  • Réfléchir sur les représentations au sujet des addictions
  • Appréhender le parcours de la personne dépendante
  • Mieux connaître les concepts d’addiction et de dépendance

OUTILS :  Quizz/diapo/

2ème ATELIER     INFLUENCE DE LA PUBLICITE

  • Développer l’esprit critique par l’analyse des techniques de vente des publicitaires 
  • Renforcer les capacités des jeunes à identifier l’impact des publicités sur leurs choix et leurs comportements de santé
  • Exprimer son point de vue sur la présence des publicités au quotidien
  • Définir les objectifs publicitaires, percevoir la manipulation de l’industrie du tabac/alcooliers
  • Identifier les publics ciblés par les publicités

OUTILS :  Clip/Emballage produit/abaque de Régnier

3ème ATELIER     INFLUENCE DU GROUPE

  • Développer, chez le jeune, la capacité à s’affirmer et résister à la pression du groupe.
  • Identifier les différents types de pression que l’on peut subir –
  • S’approprier différents moyens de réagir face à la pression du groupe –
  • Apprendre à avoir sa propre opinion et s’affirmer dans un groupe

OUTILS :  Jeu des chips/Jeu de rôle

 

4ème ATELIER  EMOTIONS

La principale source de mal être des êtres humains émanent de cette incapacité à s’y retrouver dans leur ressenti émotionnel. Nombre de comportements de dépendances sont liés à une mauvaise gestion des émotions…

  • Connaitre les différentes émotions et en comprendre leurs utilités.
  • Visiter le vocabulaire des émotions
  • L’Emotimomètre/Météo intérieure

OUTILS : Diapo/Film/ Exercices de respiration /Routine de pratique de gestion des émotions

 

5ème ATELIER  GESTION DU STRESS

Cet atelier propose de comprendre comment fonctionne le stress (déclencheurs et signes du stress corporels, émotionnels, cognitifs) et d’acquérir des outils simples pour le gérer.

  • Les déclencheurs du stress
  • Les signes du stress
  • Le système nerveux
  • Comment gérer le stress

OUTILS : Diapo/Film/ Exercices de respiration /Sophrologie

 

6ème ATELIER  ESTIME de SOI/QUALITES&COMPETENCES

  • Identifier les moyens pour développer une bonne estime de soi –
  • Apprendre à avoir un discours équilibré vis-à-vis de soi-même –
  • Développer le vocabulaire autour des qualités et compétences.

OUTILS : Diapo/Estimomètre/Dialogue interne/Signe signal

Ce parcours « addiction » peut être proposé sur une journée ou sur un trimestre, chaque atelier peut être décliné en plusieurs séances  notamment les ateliers : émotions, stress, estime de soi. Remise des fiches pédagogiques.

Nadine GERMAIN Sophrologue Intervenante en prévention santé nadine.germain@wanadoo.fr

 

Être sophrologue aujourd'hui (dimanche matin)

Ce n’est un secret pour personne que ces dernières décennies ont été le siège d’immenses changements socio-économiques, ainsi qu’une évolution tout aussi importante des mentalités. Notre mode de pensée, notre manière de vivre et d’envisager le monde , tout comme le regard porté sur soi-même s’est vu totalement modifié, et ce, en très peu de temps. Ceci se ressent dans le champ clinique avec une évolution des pathologies et des troubles psychologiques qui eux aussi changent radicalement de forme. Melman appelle « nouvelle économie psychique » (NEP) ce phénomène à la limite entre le fonctionnement social et le fonctionnement psychique individuel induit en grande partie par le néolibéralisme et la société de consommation, ainsi que l’évolution des structures familiales.  Du côté de ces dernières, à une autorité parentale, s’est substitué un « copinage » quand ce n’est pas une co-dépendance parent-enfant induisant pour ces derniers un manque de repères, voire une inversion des rôles. Du côté de la société de consommation, on nous fait croire que tout est possible, tout de suite, qu’il est bon de « dépasser ses limites », on prône le droit à satisfaire tous nos désirs y compris les plus pathologiques,  au nom de notre liberté et de notre épanouissement. Le tout est sous-tendu par l’idée ou plutôt l’illusion que le bonheur dépend d’un avoir et non plus de l’être, avoir bien sûr qui nous est proposé au moyen de nombreux objets de consommation, d’où la multiplication de ces « solutions-bonheur », faciles à acquérir , demandant peu voire pas du tout d’implication personnelle, jetables et remplaçables à loisir par d’autres, censées être plus performantes. Le bonheur est à l’extérieur, plus à l’intérieur, et de manière générale, tout est attendu de l’extérieur, comme un dû. Il en résulte une évolution des mentalités, mais aussi des pathologies, qui n’en sont que le miroir grossissant, pathologies de plus en plus orientées vers la dépendance sous toutes ses formes, et le passage à l’acte au détriment de la mentalisation. La politique du «  tout, tout de suite » a un impact sur la temporalité interne de l’individu de moins en moins résistant à la frustration, l’attente, tel un enfant capricieux à qui tout est du. Mais un tel individu est lui aussi de plus en plus assimilé à un produit de consommation, réifié, et mis sur le marché avec une valeur marchande plus ou moins élevée mais surtout basée sur l’apparence, là encore au détriment de l’essence .

Médecine, psychiatrie et psychothérapies n’échappent pas à ce vaste commerce organisé. Elles aussi se tournent de plus en plus vers une économie de marché où le bien-être et le respect du patient n’ont que peu de poids ; il suffit de voir pour s’en convaincre les nouveaux symptômes du DSM créés au profit des puissants lobbies pharmaceutiques, des symptômes qui doivent s’adapter à la recherche pharmaceutique et ses produits et non l’inverse !

Les patients quant à eux deviennent « consommateurs de soins », acheteurs plutôt qu’impliqués dans une relation duelle de collaboration vers un objectif commun au service duquel ils sont les principaux acteurs et les premiers concernés. Mais infantilisés par un discours qui leur dit à chaque instant quel mode de vie adopter, et s’immisce dans le plus intime de leurs décisions privées, ils exigent en retour une prise en charge totale, gratuite, et efficace rapidement et durablement ; N’est-ce pas après tout ce que le discours tout puissant de la science leur promet en échange de l’asservissement de leur subjectivité ?

Car la science devenue toute puissante a remplacé Dieu, et en elle se portent tous les espoirs. Et la science invalide tout ce qui n’est pas mesurable et validable par l’expérience, tout ce qui ne se met pas en tableaux et en statistiques, au détriment de la richesse et de la complexité du fonctionnement humain, qui se voit réduit à un organisme-machine réduit à la somme de ses organes et fonctionnements ou un psychisme tout aussi machinique réduit à la somme de ses comportements, juste un peu plus complexe que l’animal mais qualitativement identique .

L’objectif n’est pas de se lamenter sur cette nouvelle évolution, ni de dire « C’était mieux avant ». C’est bien plutôt de faire le constat de ce qui est, dans la mesure où le sophrologue désirant s’installer va devoir composer avec cette nouvelle donne, et se doit pour cela d’être au fait avec cette nouvelle réalité du terrain, et ce sur les deux plans au carrefour desquels il se situe, soit le plan des patients et leurs nouvelles pathologies et mentalités d’un côté, du « marché » de la santé et du bien être dans lequel il va devoir s’insérer de l’autre. Ce sont ces deux aspects qu’on va se proposer d’étudier :

  1. Le marché de la santé et du bien-être :

 

-          L’évolution de l’économie et des mentalités depuis ces dernières décennies : consommation, libération des mœurs, changement des structures familiales, nouvelle temporalité psychique, individualisme et droit à l’épanouissement personnel à tout prix, réification des individus , nouvelles techniques de management et stress au travail, etc.

-          L’évolution du monde médical et de la santé en général : le soin comme objet de consommation, le nouveau discours scientifique et ses problèmes éthiques, le pouvoir grandissant des lobbies pharmaceutiques et leur influence sur le discours officiel et les politiques de santé. Qu’est-ce que le DSM, comment est-il rédigé, par qui, sous quelles influences ?

-          La guerre des psys et la subdivision de la psychothérapie en trois grandes tendances : une psychanalyse en recul, l’engouement des milieux officiels pour les TCC, le grand fourre-tout des « non classés », le charlatanisme et le statut officiel de psychothérapeute ou comment créer des charlatans officiels.

-          Les  différentes formations en sophrologie et comment elles tentent de s’ajuster à cette nouvelle répartition des enjeux.

 

  1. Les nouvelles pathologies :

 

-          Le principe de plaisir/réalité et son « au-delà », la jouissance mortelle.

-          Une nouvelle demande,  on ne se plaint en général plus d’un symptôme précis mais d’un vide, un mal-être impossible à mettre en mots. Le passage à l’acte prévaut sur la mentalisation. Une alliance est-elle encore possible ? Comment faire évoluer la relation « marchande » vers une authentique demande ?

-          Face à des réactions inédites, et paradoxales, les outils classiques sont inadaptés, comment gérer l’irresponsabilité générale, maintenir un cadre ?

 

  1.  La sophrologie et sa place dans le paysage actuel

-          Bref rappel sur les origines et les multiples tendances dont elle est la synthèse.

-          L’état des lieux : les écoles, les formations, l’offre, les annuaires de sophrologues.

-          Éthique et déontologie face à la tentation du rentable, la place du sophrologue et celle du psychothérapeute.

-          Quelles options, quelles formations complémentaires possibles? Comment définir son propre cadre interne et ses propres limites ? La nécessité d’une cohérence dans l‘approche personnelle et l’offre qui y correspond.

Et pour conclure quand même sur une note optimiste, voir comment la sophrologie peut incarner la réponse à la « guerre des psys » en tant que discipline pouvant de par la multiplicité de ses origines tout autant que de ses domaines d’application, s’adapter  tel un véhicule tout terrain aux différentes tendances conflictuelles, à condition que le sophrologue sache rester cohérent : tout ne se mélange pas n’importe comment pour faire une cuisine personnelle !

Au plaisir de nous retrouver nombreux à échanger sur ce sujet on ne peut plus d’actualité !

Martine Massacrier, martine@adps-sophrologie.com

 

Sophrologie et méditation (dimanche après-midi)

Préambule à la méditation

La méditation arrive en force depuis quelques temps par voie de magasines, livres, cours, internet, TV, etc. Et comme toutes pratiques non conventionnelles, donne lieu à dérives dans l’exploitation de ce « nouveau » filon.

Nouveau ? Certainement non.

Cette pratique est une discipline millénaire qui vient d’Orient, ou elle a fait ses preuves depuis la nuit des temps. S’il arrive que nous employons le mot « Bouddha », entendons bien qu’il s’agit de sa signification première : « être éveillé » et non initiateur d’une quelconque doctrine ou religion. En ce sens, nous sommes tous des bouddhas en germe.

La méditation a perduré jusqu’à franchir les frontières du monde occidental il y a déjà quelques décennies. Cependant, ce n’est que depuis quelques années qu’elle entre en force dans notre paysage.

Nous n’aurons pas pour objet d’en faire l’historique mais balayer rapidement plusieurs « techniques » pour savoir comment harmoniser  sophrologie et méditation avec fluidité et un abord totalement laïque.

Comment pratiquer au quotidien pour apprendre à se libérer de ses émotions toxiques, son stress, burn out, manque de sommeil ou de concentration, mal être, douleurs… et autres désagréments bien encombrants dont nous ne savons comment nous en défaire, y compris certaines maladies liées directement ou indirectement à ces états de tension.

C’est en ce sens que la méditation est en accord total avec nos pratiques de sophrologue.

Lorsqu’un évènement indésirable se produit ou simplement lorsque notre imaginaire le produit, nous devenons tendus et noués intérieurement et moins disponible à l’autre. De même lorsque nous attendons un événement désiré qui n’arrive pas. Nous accumulons ainsi au fil du temps un amas de toxines qui non seulement nous met sous tension, mais nous le communiquons malgré nous à notre entourage.

Pour apprendre l’art de vivre en toute sérénité, il nous faut trouver la cause de ces souffrances et celle ci ne peut être cherchée qu’à l’intérieur de nous.

La respiration est un des outils pour explorer la vérité sur soi-même. Nous connaissons de notre corps ce que nous en voyons de l’extérieur, mais qu’en est-il de l’intérieur ?

La respiration va être l’intermédiaire entre ce qui nous est connu et inconnu de nous, elle peut être consciente ou non, volontaire ou non.

L’esprit vagabonde le plus souvent dans le passé ou le futur, il ne veut pas se fixer dans le moment présent, il veut échapper à cette réalité et reste par conséquent sauvage, malheureux, hors d’atteinte.

Le travail sur la respiration va nous aider à revenir à la conscience de l’instant présent.

Nous verrons ensemble dans quelles conditions nous pouvons pratiquer au mieux avec plaisir et sous quelle forme. De là, la progression se fera par une pratique régulière fusse-t-elle de quelques minutes seulement par jour pour débuter.

Nous verrons combien elle est proche de certains exercices que nous faisons déjà en tant que sophrologue et à quel profil de patient il est opportun de le suggérer. Quels sont les exercices et la fréquence que nous sommes à même de leur soumettre

Bien évidemment l‘après midi sera consacré à plusieurs temps de pratiques sous diverses formes.

18/02/2014

015. De la sensation au relâchement

 Séance reprenant la sophro de base avec, à la fin, une formule: "Tout mon corps est relâché.". Celle-ci peut être remplacée par une autre phrase de votre choix correspondant à une intention, un objectif: le calme, la force, la joie, un projet... Elle doit être formulée positivement et de préférence courte afin de rythmer la respiration.

Durée: 9'44"

 

17/01/2014

014. Exercice de la fontaine

Cette séance est composée d'une sophro de base (relâchement corporel puis mental) qui inclut des formules autogènes de détente. Elle est suivie par la visualisation positive appelée 'La fontaine'. Je n'ai pas conservé la 1ère partie de la séance, la relaxation dynamique, car celle-ci est moins facile à appréhender sans démonstration préalable ou vidéo.

J'ai proposé de vivre cette séance en position allongée mais il est bien entendu possible de la réaliser en position assise.

C'est une séance de sophrologie très appréciée car elle est apaisante. Elle nous aide à nous libérer du stress.

Durée: 18'35''

Thierry Loussouarn, Ecole de sophrologie de Salon de Provence - http://www.ecole-sophrologie.com

013. Intériorisation sensorielle et objet de la nature

Dans cette séance, l’accent est mis sur la sensorialité, c'est-à-dire la prise de conscience des sensations corporelles. Il ne s’agit pas d’essayer de se relaxer et encore moins de vouloir se détendre. Mais juste de percevoir les sensations le plus finement possible. Je vous recommande de commencer la séance avec, comme intentionnalité positive, celle de vivre et de ressentir vos propres sensations.

Cherchez à les ressentir qu'elles soient agréables – c'est-à-dire considérées comme positives – ou moins confortables. Si un relâchement se produit, c’est bien. Si autre chose se passe, observez cela avec la même attention, avec le même état d’esprit.

Dès qu’une pensée arrive, considérez-la pour ce qu’elle est, une simple pensée, un simple phénomène mental. Puis, ramenez votre attention vers votre corps.

Dans la 2ème phase, laissez-vous aller doucement dans ce niveau de conscience entre veille et sommeil que la sophrologie appelle le niveau sophro-liminal. Là aussi, ne forcez pas, ne vous fixez pas d’objectif particulier. Suivez simplement les mouvements de l’expire.

Puis, visualisez un objet neutre. C'est-à-dire, un objet de la nature sans connotation émotionnelle particulière : un arbre, un rocher, une pierre, une montagne, un fruit,  l’écorce d’un arbre…. L’objet peut être agréable mais, de préférence, peu émotionnel. Il vous aidera à fixer votre attention, à vivre l’instant présent et à vous libérer des mouvements de votre esprit. Plus tard, lorsque vous aurez vécu cette séance plusieurs fois, vous pourrez visualiser, chez vous par exemple, cet objet de la nature afin de retrouver les sensations positives vécues lorsque vous pratiquiez cette séance. L’objet neutre deviendra donc un réflexe conditionné que vous pourrez utiliser, au quotidien, pour vous recentrer.

Cette séance vous apportera un recentrage et agira sur votre niveau de stress si celui-ci est important. Elle vous apprendra à gérer vos sensations corporelles quand celles-ci sont issues d’une émotion inconfortable.

Elle est proposée en position allongée mais, lorsque c'est possible, vivez-la de préférence en position assise.

Durée: 20'39"

012. Activer le positif en revivant 3 souvenirs

Cette séance propose une activation du positif. Il s'agit de revivre 3 souvenirs.

Il y a 2 façons de procéder:

- la 1ère consiste à revivre 3 événements des 24 dernières heures. Il s'agit alors de revivre des moments agréables de la journée écoulée ou de la veille: quelque chose que l'on a réussi, un échange positif avec un ami, un beau paysage, un repas de famille... L'objectif est de prendre conscience des éléments positifs de notre vie actuelle.

- la 2ème consiste à revivre des événements qui peuvent être plus lointains et, peut-être, plus forts: un souvenir de vacances, un sentiment d'amour vis à vis d'un être aimé, une réussite, une communion avec la nature... Il s'agit ici de réactiver des ressources personnelles.

Dans les 2 cas, ces revécus développent en nous des sensations et des sentiments positifs qui influent sur notre bien-être. Notre cerveau imprime plus facilement le négatif que le positif. D'où la nécessité de revivre régulièrement des situations dans les quelles nous avons éprouvé du bien-être, de la joie, de la réussite, de l'amour... Cela nous aide à désactiver des sentiments de tristesse ou de mal-être.

Martin Seligman, le spécialiste de la psychologie positive, a très bien décrit dans ses ouvrages les bienfaits très concrets que l'on peut attendre de cette activation du positif.
Durée: 14'03"

16/01/2014

011. Relâchement (SDB) et évocation positive (blogspace 14)

Cette séance propose d'abord un moment d'intériorisation durant lequel nous prenons conscience des différentes parties du corps afin de les relâcher (sophronisation de base brève).

Puis, vient la phase d'activation qui consiste ici à évoquer mentalement une affirmation positive. La sophrologie s'attache à dynamiser le positif et à remplacer nos affirmations inconscientes négatives par des affirmations conscientes positives.

C'est en vivant l'isntant présent, en nous recentrant sur ce qui est que, peu à peu, nous nous libérons des tensions et de la crainte du futur.
Durée: 13'05''

Thierry Loussouarn école de sophrologie, www.ecole-sophrologie.com

010. Sophrologie et confiance en soi (blogspace 1)

Cette séance est composée de 4 parties.

- Tout d'abord, une courte phase de relâchement grâce à des phrases de type 'relaxation autogène'.

- Ensuite, on installe la respiration au niveau du ventre et on visualise une image positive (nature, paysage...). On imagine que le positif contenu dans cette image entre en soi à chaque inspiration.

- Puis, on évoque mentalement les mots 'J'ai confiance en moi' à chaque expiration.

- Enfin, on procède à une futurisation afin de projeter dans un futur proche les ressources réveillées par la séance

 

Durée: 16'33"

09. Sophrologie: une sophronisation de base avec formule autogène (blogspace 12)

Cette séance est adaptée aux débutants. Il s'agit de percevoir chaque partie du corps puis d'y laisser venir le relâchement, doucement. Elle se termine par une formule autogène qui a pour intention principale d'approfondir la détente globale du corps.

 

Durée: 9'22"

15/01/2014

08. La respiration sophrologique consciente

 

La respiration sophrologique consciente nous invite à observer nos sensations corporelles et respiratoires ainsi que nos pensées, émotions et images mentales. En apprenant à être observateur de tous ces 'phénomènes', nous devenons capable de mieux nous distancier de tout ce qui peut vécu comme étant inconfortable.

En ramenant notre attention vers le souffle, nous nous libérons de la multitude des pensées automatiques qui finissent par générer, en nous, des émotions inconfortables.

 

Durée: 12'48"

07. Sophrologie: demeurer dans un état reposé (quiétude méditative)

Cette séance est une lecture du corps méditative. Il s'agit de percevoir à la fois les sensations corporelles et les phénomènes mentaux. Cette observation tranquille développe un état mental et émotionnel paisible. Il s'agit juste d'être là avec ce qui se présente à la conscience.
Durée: 10'27"

06. Sophrologie: la lecture du corps. Etre dans la sensation

La lecture du corps est l'élément incontournable de ce que les sophrologues nomment, la sophronisation de base. Aux Etats-Unis, cette technique est appelée le body scan.

Elle est souvent associée à une recherche de relâchement. Mais dans la séance que nous vous proposons, l'intention positive est juste de percevoir les sensations corporelles et de les vivre.

Cet exercice renforce la concentration et la présence à soi. Il nous libère des contraintes extérieures car il fait appel au corps comme lieu de ressourcement. Pratiqué régulièrement, il nous aide à compenser les effets négatifs du stress.

C'est donc bien grâce à un entraînement régulier que cette séance délivrera tous ses bienfaits. Elle est très simple mais "la simplicité est inépuisable".

 

Durée: 15'57"

06/01/2014

5. 2ème plage de sophrologie: redécouvrir la sensorialité

Pour plus d'informations sur cette séance, reportez-vous à mon livre "35 plages de sophrologie" pages 27 à 32.

 

Durée: 3'20"

Thierry Loussouarn -Site:  Ecole de sophrologie de Salon de Provence -

Mail: thierryloussouarn@gmail.com

4. 1ère plage de sophrologie, percevoir les frontières de son corps

Pour plus d'informations sur cette séance, reportez-vous aux pages 19 à 23 de mon livre '35 plages de sophrologie' (Editions Dangles).

 

Durée: 4'39"

Thierry Lousouarn - Site: Ecole de sophrologie de Salon de Provence - thierryloussouarn@gmail.com

3. Méditation: observation du corps, du souffle et des cognitions

Comme la bienveillance, l'observation produit de la cohérence cardiaque. Car, lorsque nous observons, nous ne sommes pas dans l'effort.

L'observation permet également une mise à distance des cognitions: pensées, images, souvenirs...

L'observation peut être, bien entendu, associée à la bienveillance ce qui amplifie la fameuse cohérence.

1) Installation en position assise

2) Observation du souffle

3) Sophro de base axée sur l'observation

4) Observation du souffle (méditation) et des cognitions

5) Retour au niveau de veille

 

Durée: 9'48"

Thierry Loussouarn, école de sophrologie de Salon de Provence

thierryloussouarn@gmail.com

2. De la tension à la relaxation

Cette séance s'inspire du travail de Jacobson. Il s'agit de mobiliser en les contractant certaines parties du corps afin de les relâcher plus facilement. Jacobson avait remarqué qu'il était plus facile de relaxer une zone muscculaire si celle-ci avait été contractée au préalable. Cette séance nous aide également à prendre conscience de notre schéma corporel ce qui améliore, par la loi d'unicité, notre état intérieur. En nous rassemblant dans l'instant présent, cette séance peut générer des sentiments de calme et de bien-être de plus en plus profonds au fil des semaines.

 

Il n'est pas toujours possible - lorsque l'on débute la relaxation ou la sophrologie - de se détendre dès les 1ères séances. C'est avec l'entraînement que l'on parvient à un relâchement tant physique que mental de plus en plus grand. Si l'on poursuit cet entraînement avec assiduité, les changements ne seront plus seulement perceptibles au niveau de la gestion du stress mais s'étendront à la personnalité toute entière.

Thierry Loussouarn, Ecole de sophrologie de Salon de Provence

thierryloussouarn@gmail.com

1. Une sophronisation de base: les espaces + Sophro-respiration synchronique

Cette séance présente une sophronisation de base (relaxation physique et mentale) un peu avancée qui propose un relâchement à partir de la perception des espaces entre différentes zones du corps.
Elle est complétée par une respiration rythmée, elle-même associée à une image puis un mot positif (la sophro-respiration synchronique).

Objectifs: relaxation, gestion du stress et des émotions, détente rapide chez soi ou au travail...

Il est à noter que l'association souffle-image-mot deviendra, au fil des séances, un ancrage très utile. Au bout de quelques semaines voire quelques jours, cette technique pourra être utilisée très efficacement, au quotidien, pour contrer un état de tension, un état de stress ou une émotion trop forte. Il suffira alors :

- d'adopter une respiration rythmée

- de visualiser la même image

- d'évoquer mentalement le même mot

Thierry Loussouarn, Ecole de sophrologie de Salon de Provence

thierryloussouarn@gmail.com